Désir d'enfant après un cancer: le remboursement de l'oncofreezing sera bientôt étendu

La ministre de la Santé, Maggie De Block, souhaite qu’un plus grand nombre de patients soient bientôt admissibles au remboursement de l’oncofreezing. Pendant l’oncofreezing ou cryoconservation, les ovules, les spermatozoïdes, le tissu testiculaire ou le tissu ovarien sont congelés et stockés. Ainsi, les patients, souvent jeunes, n'ont pas à renoncer définitivement à leur désir d’enfant, avant de commencer un traitement qui peut affecter la fertilité, comme la chimiothérapie.

Pour l'instant, les patients qui ont droit au remboursement de l’oncofreezing peuvent être divisés en deux groupes. Le premier se compose de patients atteints d'un cancer qui présentent un risque d'infertilité à la suite d'un traitement lourd, tandis que le second groupe se compose de femmes qui, en raison d'un risque élevé de cancer de l'ovaire ou du sein, par exemple, décident d’une ablation des ovaires à titre préventif.

Prise au sens strict, cette catégorisation exclut un certain nombre de patients et l'opération n'est pas bon marché: la congélation de tissu ovarien ou d'un ovule coûte pas moins de 1300 à 3400 euros. Un budget annuel de 4 millions d'euros est prévu pour le remboursement de l’oncofreezing. La ministre De Block veut maintenant étendre cette mesure, en augmentant la taille du groupe cible. Cela concerne en particulier les femmes présentant des tumeurs borderline de l'ovaire et les patients qui doivent subir une greffe de cellules souches du sang avec chimiothérapie préalable en raison d'une maladie du sang non-cancéreuse.

La mesure a été introduite au milieu de l’année dernière, et dans les 9 mois suivant son introduction, 303 patients en faisaient déjà la demande, soit un peu moins de 34 cas par mois. L’institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) ajoute que 30 patients ont moins de 16 ans.

Dans notre pays, les patients peuvent faire congeler gratuitement du matériel reproductif dans 17 centres de médecine reproductive. Après tout, la chimiothérapie et l'hormonothérapie peuvent affecter la fertilité. En plus du diagnostic de cancer, les femmes qui souhaitent avoir des enfants doivent faire face à un lourd fardeau qui reçoit trop peu d'attention. C'est pourquoi Pink Ribbon, avec 7 universités belges, a créé Family Hope. Ce portail en ligne vise à fournir des réponses à toutes les questions que se posent les femmes qui sont confrontées à la perte de fertilité.

http://www.family-hope.be/fr/

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