Témoignage de Mieke Vanhuyse (43 ans) : « J’ai une excellente équipe pour m’épauler, j’ai donc pu me concentrer pleinement sur le traitement.  »

Mieke Vanhuyse (43 ans) est la directrice RH de sa propre entreprise, Re-Vive. L’an dernier, elle a appris qu’elle souffrait d’un cancer du sein. S’en est suivi un lourd traitement, qui a eu un impact considérable sur son état physique et mental. Mieke nous raconte personnellement comment elle a géré la situation et quelles conséquences la maladie a eues sur sa vie professionnelle.

Mieke Vanhuyse : « La semaine qui suit le diagnostic, on est complètement chamboulée. Les examens se succèdent. Je ne suis pas allée travailler cette semaine-là. J’ai décidé d’annoncer rapidement la nouvelle à mes collaborateurs. Vu la charge émotionnelle de cette période, je les ai prévenus par e-mail. Je me suis montrée honnête, inutile d’y aller par quatre chemins. J’ai ensuite subi une très lourde chimiothérapie. Les deux ou trois premières semaines du traitement, j’allais encore au bureau quelques jours par semaine, mais c’est vite devenu trop pénible. Après quelque temps, j’ai délégué mes tâches à plusieurs collaborateurs juniors. Cela va vous sembler bizarre vu la gravité de la maladie, mais le fait d’être entourée d’une telle équipe au travail m’a fait le plus grand bien. Les affaires ont continué à tourner comme d’habitude. Il m’était impossible de poursuivre le travail. Une chimio est très éprouvante ; difficile de garder le peu d’énergie qu’elle vous laisse pour travailler. Je suis malgré tout restée constamment en contact avec mes collègues par e-mail. Quelques-uns passaient chez moi toutes les deux semaines pour régler les affaires urgentes. Je les conviais dans les “bons jours”, car avec ce genre de traitement, il y a plus de mauvais que de bons jours. Cette période m’a donné une leçon. J’ai appris que personne n’est indispensable, que mes collègues pouvaient s’en sortir quelque temps sans moi. J’ai donc pu me concentrer pleinement sur le traitement et sur la guérison. Je n’ai pas dû m’inquiéter outre mesure pour le travail.

J’ai repris le travail à temps plein en septembre. Ce fut plus dur que je l’avais imaginé. Quand je me sentais mal pendant le traitement, je m’en accommodais, car je savais que c’était dû à la thérapie. C’est beaucoup plus frustrant aujourd’hui : je me rends compte que le traitement est toujours présent dans mon corps et qu’il y a encore pas mal de mauvais moments. Je vais désormais trois jours par semaine au bureau et je constate que j’ai encore du mal à trouver un rythme gérable. Il m’arrive d’avoir deux très bons jours, alors je me dis que je peux tout supporter. Mais ce sentiment peut s’évaporer en une heure de temps. Il est impossible de programmer les bons moments.

Il s’agit donc de trouver le bon équilibre, celui qui me convient. Mais je me rassure en me disant que j’ai une excellente équipe pour m’épauler. »

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