Témoignage d’Inge Van de Burg : « Je veux travailler, mais ma recherche est longue et parfois très confrontante. »

Inge veut travailler, mais sa recherche est longue et parfois très confrontante. Que se passera-t-il quand elle trouvera un job? Son employeur sera-t-il compréhensif ?

 

« Ma sœur est décédé il y a deux ans, trois ans après j'ai reçu mon propre diagnostic. Aujourd’hui, j’essaye de reprendre ma vie en mains et de travailler. Ce n’est pas seulement nécessaire financièrement, mais également psychologiquement. Quand je suis à la maison, je me traquasse tout le temps. Les rouages dans ma tête n’arrêtent pas de tourner.

 

“nous n’engageons pas les gens qui ont eu un cancer, car ils risquent de rechuter”.

 

Ma recherche d’un job se fait difficilement. Certains entretiens sont extrêmement démotivants. Je suis toujours ouverte et honnête sur ma situation, mais lorsque l’on parle de cancer du sein, on voit les yeux se lever au ciel ou on entend tout simplement : “nous n’engageons pas les gens qui ont eu un cancer, car ils risquent de rechuter”. Cela peut vraiment me décourager.

 

Je n’ai pourtant pas abandonné ! J’ai envoyé tellement de lettres de motivation que je ne peux plus les compter sur les doigts de mes mains. En plus de cela, ma période d’absence devient de plus en plus longue, ce qui fait que j’envoie mon CV à chaque fois le cœur serré. Parfois on m’invitait à un entretien, mais personne n’était tenté de me recruter. Et quand c’était le cas, j’avais peu de compréhension de la part de l’employeur. C’est ainsi que j’ai reçu mon C4 après quelques semaines de maladie suite aux caillots de sang que j’avais à cause du médicament Nolvadex.

 

Je suis consciente que je ne suis plus la même personne qu’avant mon diagnostic.

 

A côté de cela, j’ai aussi peur de retourner travailler. Quid si je tombe à nouveau malade, si je m’épuise, si je suis de nouveau licenciée ? Je suis consciente que je ne suis plus la même personne qu’avant mon diagnostic. Je ne suis plus capable de faire les mêmes choses qu’à l’époque. J’entends souvent que j’ai bonne mine, et que je suis « quand même » guérie, mais au plus profond de moi, je ne le ressens pas de la sorte. Je ne me sens pas guérie, mais je veux quand même travailler, aussi difficile que cela puisse être. »

 

 

À propos de Pink Monday

Tout comme Inge, de nombreuses femmes se trouvent dans un cercle vicieux lorsqu’il s’agit de leur vie professionnelle. C’est pour cela que nous avons lancé la campagne Pink Monday.

Toutes les entreprises peuvent signer la charte Pink Monday. Lorsqu’une entreprise signe cette charte, elle s’engage à améliorer la pratique en matière de retour d’(ex) patientes du cancer du sein au travail.

Plus d’infos : http://www.pink-ribbon.be/fr/nouvelle/pink-monday

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