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Connaissance avec Inne (39 ans): "Tes cicatrices ne dérangent pas, elles font partie de toi, sois-en fière."

Prévention Dépistage Diagnostic Traitement Amitié

Mon histoire débute il y a 2 ans et demi. C’était en novembre 2015 et j’avais alors 36 ans… Quelques mois auparavant, une de mes amies avait eu un cancer du sein. Je lui ai expliqué que j’avais parfois l’impression d’avoir des fuites à ma poitrine, c’était très étrange. Elle m’a conseillée de consulter un médecin pour être sûre que tout allait bien.

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J’avais alors une semaine de congé et je me suis rendue chez mon gynécologue le lundi. Elle n’a rien senti lors de l’examen mais m’a prescrit une échographie pour confirmer que tout était normal. Il n’y avait alors aucune raison de s’inquiéter.

Le vendredi, j’ai donc fait une échographie directement suivie d’une mammographie. J’ai immédiatement senti que quelque chose n’allait pas. Le radiologue est alors entré dans le vestiaire pour m’annoncer que les résultats n’étaient en effet pas bons. Le lundi suivant j’ai donc dû faire une ponction.

La ponction a rapidement montré que mon tissu n’était pas affecté mais qu’il y avait une grande zone avec des calcifications. L’IRM qui a suivi a dévoilé des zones d’ombres et j’ai donc dû faire une seconde ponction. C’était une période très angoissante. Je savais que quelque chose n’allait pas, sans savoir quoi exactement. De nombreuses pensées s’entrechoquaient dans ma tête.

Le diagnostic « provisoire » était un DCIS, Carcinome canalaire in situ. Il s’agit d’une forme précoce de cancer du sein, mais qui s’étendait sur une grande zone de 8,5 cm.

Mon sein gauche devait être amputé et des examens plus approfondis devraient ensuite montrer si le diagnostic était correct et si le tissu n’était pas affecté. Il faudrait aussi examiner le ganglion sentinelle.

J’étais dans la fleur de l’âge, je vivais dans l’insouciance. J’avais une famille avec un merveilleux mari et deux enfants en bas âge et j’étais malade, sans même le savoir. Je m’apprêtais à relever un nouveau défi professionnel lorsque tout ça est arrivé. Murphy n’aurait pas pu mieux m’avoir…

J’étais effrayée et j’ai demandé à ma gynécologue: est-ce-que je vais mourir? Elle m’a alors répondu de manière très encourageante : Non, vous allez vous battre ! Cela m’est toujours resté et… qu’est-ce-que je me suis battue !

Entre-temps, de l’eau a coulé sous les ponts et je vais bien. La maladie est derrière moi et la vie continue pour moi et mon entourage. Mais je ne suis plus la même personne qu’auparavant. Je vis de manière plus consciente et avide. Se rendre compte que tout peut s’arrêter à chaque instant et que je dois m’estimer heureuse d’être encore en vie...cela vous change. Avec du recul, j’ai eu énormément de chance qu’il s’agissait d’un stade peu avancé du cancer du sein. Beaucoup de personnes dans mon entourage proche me le rappellent et je sais que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas devoir faire de chimio ou de rayons. J’ai vu dans la salle d’attente et entendu lors de conversations les effets de ces traitements sur les autres. Comme le dit mon gynécologue j’ai eu le meilleur du pire des scénarios.

Le stade précoce d’un cancer du sein sonne un peu moins grave que ça ne l’est en réalité. Car, malgré tout, il y a tout un tas de traitements en parallèle qui occasionnent aussi des dommages corporels que l’on ne peut nier: vivre sans son vrai sein, des douleurs fantômes qui transpercent comme des couteaux brulants, un bras qui gonfle parfois car certaines glandes ont été retirées, des médicaments hormonaux qui induisent des changements d’humeur, des kilos supplémentaires sur la balance et des kystes aux ovaires suite aux médicaments anti-hormonaux.

Mais tout est relatif car j’ai eu beaucoup de chance et je suis encore là. Une de mes meilleures amies, lorsque je lui ai envoyé une photo d’un nouveau bikini que je voulais acheter mais qui dévoilait une partie de cicatrice, a très joliment dit: tes cicatrices ne dérangent pas, elles font partie de toi, sois-en fière.

Grâce à une amie, je pouvais à nouveau réaliser à quel point la prévention est importante et sans quoi je ne serais probablement pas là pour raconter mon histoire. Et c’est aussi l’une des principales raisons qui m’ont poussée après tout ce temps à raconter mon histoire et donner des informations. C’est merveilleux d’avoir le sentiment de ne pas être seule dans son parcours.

Inne

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