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Témoignagne Pink Monday Loreta Mander

Diagnostic Traitement Retour au travail Pink Monday

11-02-2021 - Le cancer du sein a été diagnostiqué chez Loreta dès sa première mammographie. La nouvelle est tombée comme un couperet, mais Loreta a décidé de se battre. Elle a non seulement pu compter sur le soutien de son époux et de ses proches, mais aussi sur celui de ses collègues et de son employeur. Elle a continué de travailler, mais elle a tout de même adapté son rythme de vie. A la suite d’un long combat contre la maladie, tout en continuant de travailler, elle a finalement pris sa retraite à 60 ans. Aujourd’hui, Loreta nous partage son histoire.

« En 2004, sans grande conviction, je passe une mammographie. C’était la première. Je n’avais jamais été malade et ma pharmacie devait contenir du sparadrap et un vieux tube d’aspirine. J’étais heureuse. Je venais d’épouser mon cœur jumeau, je me sentais bien.

Quand mon médecin traitant m’a appelé un dimanche matin pour me dire que quelque chose n’était pas clair dans l’examen, il me propose de prendre un second avis rapidement chez un spécialiste.
Le verdict est alors tombé avec l’effet d’une bombe : « Madame, vous avez un cancer du sein à un stade assez avancé. Il faut agir rapidement. ». J’ai accueilli la nouvelle très brutalement et les questions classiques ont traversé mon esprit : pourquoi moi ? Ca doit être une erreur ? Vais-je mourir ?
En un an, tout a été très vite : chimio agressive, perte des cheveux, fatigue, prise de poids grâce à la cortisone, mastectomie et radiothérapie.

A l’annonce, je me suis trouvée devant deux options : m’asseoir au bord du trottoir et pleureur ou me battre. J’ai vite choisi la seconde. Quitte à y passer, autant me battre. Il fallut l’annoncer à mon époux et à mes deux enfants. Comment ? Qu’on le veuille ou non, ce genre d’annonce tombe comme un couperet et appelle inévitablement le mot « mort » dans la tête de l’autre. Mon époux a été un accompagnant exemplaire. Toujours présent. Un roc.

A l’époque, je travaillais au service marketing d’une multinationale, dont le siège belge comptait une cinquantaine de collaborateurs. Il y régnait une véritable ambiance familiale. J’aimais beaucoup mon boulot et je m’y rendais toujours prête à relever les défis quotidiens. J’ai envoyé un mail à mon patron et mes collègues leur demandant de me retrouver dans la salle de réunion. Je leur ai dit clairement : « J’ai un cancer du sein. Ca va être une étape difficile, mais j’ai décidé de me battre et j’ai besoin de votre soutien. Je décide de continuer à travailler, parce que ça sera aussi mon moteur pour trouver du courage et me sentir utile. » Après un long silence qui en a mis plus d’un mal à l’aise, ils m’ont dit qu’ils seraient là pour moi. J’avais trouvé un rythme de vie. Je recevais ma chimio le lundi matin. Je savais que jusqu’au mercredi, je pouvais continuer à vivre « normalement ». Dès le mercredi soir, la fatigue devenait de plus en plus pesante jusqu’au dimanche matin, au point de ne plus pouvoir marcher, ni manger seule. Le dimanche après-midi, je faisais une courte promenade dans mon quartier au bras de mon homme. Le lundi, j’allais au boulot pendant deux semaines et ainsi de suite. Certains jours où ça n’allait pas trop, mon patron ou mes collègues me disaient de rentrer, qu’ils allaient terminer le travail. Je dois dire que j’ai eu une chance incroyable de travailler pour une entreprise humaine avec des collègues compréhensifs.

La radiothérapie terminée, j’ai repris le travail normalement. Huit rechutes ont suivi avec des chimios moins contraignantes qui me permettaient de m’absenter deux jours toutes les 3 semaines et continuer à travailler et parfois en télétravail.

5 années plus tard, une réorganisation est intervenue et mes nouveaux patrons m’ont proposé un départ rémunéré, que j’ai accepté. Depuis, je n’ai plus travaillé. J’avais 60 ans à l’époque et la retraite est arrivée. Je conçois que mon choix est personnel et dépend d’une personne à l’autre. »

« Le cancer m’a permis de voir la vie autrement, fixer les priorités pour aller à l’essentiel, ne plus perdre du temps avec des bêtises et être heureuse de me lever chaque matin, vivante avec l’envie d’avancer, de découvrir. »

Loreta Mander

Photo : Julian Hills

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