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Une perruque de vrais cheveux

Coupe de coeur

Pour beaucoup de femmes atteintes d’un cancer du sein, la chute des cheveux constitue un des effets secondaires les plus perturbants de la chimiothérapie. Une perruque qui va bien, à l’aspect naturel, peut faire un monde de différence, comme le confirme la perruquière Marie Lavrysen.

C'est un travail de longue haleine, qui demande une patience d’ange, mais que Marie Lavrysen réalise avec tout son coeur : la confection de perruques. Elle est l’une des rares perruquières dans notre pays à fabriquer des perruques avec des cheveux naturels, à l’intention de personnes qui perdent leurs cheveux à la suite d’une chimiothérapie ou d’une alopécie. « Jusqu’il y a quatre ans, j’étais coiffeuse dans un salon de coiffure. Un emploi agréable, mais qui me laissait sur ma faim. J’avais besoin d’un travail qui ait du sens et dans lequel je pouvais exprimer ma créativité. C’est ainsi que je suis devenue perruquière. »

DES TIROIRS DE QUEUES DE CHEVAL

En Belgique, il n’existe pas de formation pour devenir perruquière. Marie Lavrysen est donc allée se former aux Pays-Bas avant de se perfectionner à Londres. Elle travaille uniquement avec de vrais cheveux. Comment en obtient-elle ? « Au début, j’allais chez tous les coiffeurs de la région. Entretemps, j'ai créé mon propre système de donation (plus d’info sur www.depruikenmaker.be, ndlr) et je reçois des cheveux de tous les coins du pays. »

Une queue de cheval doit mesurer au moins 25cm: les cheveux doivent en effet être suffisamment longs pour pouvoir être coupés. Marie commence par mesurer la tête et réalise un moule. Vient s’y greffer un filet dans lequel les cheveux sont cousus. Ce travail de précision peut prendre de 60 à 70 heures. Après un dernier essayage, elle coupe les cheveux selon le modèle souhaité. Le résultat : une perruque qui va parfaitement bien et donne l’illusion d’être authentique. Le prix : à partir de 2000 euros. « Ce n’est pas bon marché, mais c’est du travail sur mesure », explique-t-elle. Elle regrette qu’une perruque soit considérée comme un produit de luxe dont la mutuelle ne rembourse qu’une petite partie. « Lors d’un premier contact, les personnes sont souvent extrêmement vulnérables sur le plan émotionnel. Lorsqu’elles sortent d’ici avec leur perruque, elles se sentent mentalement plus fortes et mieux dans leur peau. C’est magnifique à voir… et c’est la raison pour laquelle je fais ce métier. »

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