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Faites de l’exercice contre le cancer du sein !

Prévention

Le sport, c’est la santé, mais ses effets sur le cancer du sein sont souvent sous-estimés, même par les médecins. Pourtant, les chiffres sont incontournables : le sport peut vous sauver la vie.

Incroyable mais vrai: en faisant du sport dès votre plus jeune âge, vous réduisez votre risque de cancer du sein de 30% ! Scientifiquement prouvé: un entraînement régulier et intensif fait chuter le risque de récidive de 40 à 70% !

En prévention: un effet protecteur

Les statistiques relatives aux effets du sport et de l’exercice sur le cancer du sein ont de quoi surprendre… en bien ! Ces chiffres scientifiquement validés révèlent en effet une réduction du risque pouvant atteindre plusieurs dizaines de pour cent en fonction du type et de l’intensité de l’exercice physique pratiqué. Rôle préventif, action bien-être pendant le traitement, diminution des risques de récidive : le sport est sur tous les fronts. Cette influence positive sur le cancer du sein est plurifactorielle : votre système immunitaire étant renforcé, sa capacité à éradiquer d’éventuelles cellules cancéreuses augmente. L’activité physique agit également à la baisse sur les sécrétions hormonales et influe sur les facteurs de croissance. En outre, elle vous aide à contrôler votre poids, ce qui joue aussi en votre faveur. D’après les études, ces effets se manifestent surtout dans les cancers du sein et du côlon. Le Professeur Luc Baeyens, gynécologue, médecin du sport et coordinateur de la Clinique du sein du CHU Brugmann à Bruxelles, insiste en tout cas sur l’importance de ce lien sport-cancer. “Il va de soi que l’effet positif sur la santé est d’autant plus marqué que l’entraînement est plus intensif, souligne Luc Baeyens. Le sport améliore évidemment votre état général, votre système cardiovasculaire, votre forme et votre énergie. Mais, dans le cas particulier du cancer du sein, il présente de nombreux atouts en matière de réduction des risques. Côté prévention, pour commencer, la règle est simple : en faisant du sport dès votre plus jeune âge, vous diminuez de quelque 30% votre risque de développer ultérieurement un cancer du sein."

Pendant le traitement: moins d’effets secondaires

La recherche fait également apparaître, chez les femmes à risque accru de cancer du sein, l’efficacité de la combinaison exercice physique et hormonothérapie préventive. Il est prouvé que la prise de raloxifène ou de tamoxifène réduit de 40 à 50% le risque de cancer du sein. Mais une demi-heure de sport par jour produit le même effet ! Bien plus, même pendant le traitement, le sport bat tous les records. Ce n’est pas pour rien que des chercheurs strasbourgeois mettent gratuitement des vélos à la disposition des patients atteints de cancers du sein ou du côlon, affections particulièrement sensibles à l’effet positif de l’exercice physique, et notamment de la bicyclette. “Quoi qu’il en soit", souligne Luc Baeyens, "faire de l’exercice pendant votre traitement peut vous aider à vous sentir mieux, tant mentalement que physiquement. Ainsi, il a été démontré que l’association traitement-pratique sportive fait chuter le risque de dépression. Et aussi qu’une demi-heure de vélo avant une chimio rend les effets secondaires – nausées, vomissements et fatigue – beaucoup plus supportables.”

Après le traitement: moins de récidives

Tout aussi efficace après le traitement, le sport abaisse non seulement le risque de récidive, mais aussi la probabilité de mourir d’un cancer du sein. De plus, il apparaît que, chez les femmes sous hormonothérapie, le sport allège les effets secondaires, notamment les douleurs musculaires et articulaires, de sorte qu’elles respectent mieux leur traitement. “Les sceptiques, rappelant les récentes morts subites de sportifs, suggèrent volontiers que le sport est moins sain qu’il n’y paraît", remarque Luc Baeyens. "Mais je peux vous assurer que ce sont des exceptions: les risques de mourir dans son fauteuil sont bien plus importants ! De cinq études scientifiques solidement étayées sur le cancer du sein et le sport, il ressort que la pratique sportive réduit de 40 à 70% l’éventualité d’une récidive. Certains médicaments, parfois coûteux, n’atteignent pas ce score! Mais il ne faut évidemment pas négliger les autres éléments d’un mode de vie sain : pas de surpoids, une alimentation équilibrée, pas trop d’alcool et pas de tabac…". Si convaincants que soient les chiffres, cependant, les effets de l’activité physique sur le cancer restent sous-estimés. "Un congrès récent a révélé qu’un tiers des médecins ne parlent jamais d’exercice ni de sport à leur patientèle et que, pour un autre tiers, la pratique sportive n’est qu’un épiphénomène", remarque Luc Baeyens. Un médecin sur trois seulement la recommande sérieusement. "Ceci dit, la situation s’est quand même améliorée en dix ans : les Belges sont beaucoup plus nombreux à faire du sport. Surtout les femmes.”

La norme : transpirer 5 x 30 minutes par semaine

Mais cet effort, il faut le maintenir toute la vie durant. Pas question de se contenter du ménage, des courses ou du lavage des vitres: au minimum, il faut donner un coup de collier cinq fois trente minutes par semaine. Pour quel type d’activité physique opter ? Ça n’a pas grand importance, pourvu que vos pulsations cardiaques s’accélèrent de 10 à 20% et que vous transpiriez un bon coup. Jogging, vélo, marche, natation… le tout, c’est de garder le rythme. "Votre choix dépend aussi du résultat visé", insiste Luc Baeyens. "Si l’hormonothérapie et la chimiothérapie fragilisent les os, par exemple, le mouvement et surtout les sports de résistance, comme l’aquagym avec exercices de résistance ou le jogging avec des poids aux chevilles et aux poignets, peuvent remédier, au moins partiellement, à cet inconvénient. Par ailleurs, le HIT training ou entraînement par intervalles à haute intensité semble avoir un effet très positif sur la santé, et la séance est terminée en vingt minutes: l’idéal pour celles qui manquent de temps ! Mais l’essentiel, si vous voulez tenir le coup, c’est de sélectionner une activité physique qui vous plaise. Car, en fin de compte, toute forme d’exercice est bonne pour votre santé et efficace contre la fatigue. Le mouvement est même le seul traitement scientifiquement validé contre la fatigue liée au traitement du cancer. Et il peut être consommé presque sans modération. Au lieu de traîner dans votre fauteuil, levez-vous et bougez. Pendant et après le cancer du sein.”

Quel sport ?

  • Si votre objectif premier est de renforcer vos os (souvent mis à mal par la chimiothérapie, et même par l’hormonothérapie), optez pour l’entraînement en résistance : jogging, aquafitness avec exercices de résistance, danse, course, tennis, gymnastique et saut à la corde.
  • Pour une meilleure condition physique et un corps plus tonique, vous pouvez évidemment vous rabattre sur le vélo, la natation et le fitness ‘classiques’, mais aussi vous inscrire au programme d’activités physiques Raviva, gratuit et spécialement conçu pour les personnes atteintes, ou ayant été récemment atteintes, d’un cancer.
  • Créé par la Fondation contre le Cancer, le programme Raviva vous aide aussi à combattre la fatigue, et à vous sentir mieux dans votre corps et votre tête. Parmi les activités proposées figurent notamment le taï-chi, le yoga, le fitness, l’aquagym, la gymnastique et la marche nordique. Infos : www.raviva.be.

Ramer contre le lymphoedème

Contre le syndrome du "gros bras", les sports les plus susceptibles de réduire les oedèmes sont ceux qui imposent au bras un effort considérable, en particulier le canoë-kayak. À Venise, le club des Leonesse Rosa Venezia, qui réunit des femmes souffrant ou ayant souffert d’un cancer du sein, participe à des compétitions d’aviron. Quant aux Dragon Ladies, lancées en 1996 par un médecin de Vancouver, au Canada, elles ont conquis les États-Unis, l’Australie, puis l’Europe, les clubs français se multipliant depuis 2009. Avec leurs ‘dragon boats’, elles pagaient contre la maladie dans des compétitions appelées Dragon Boat Races For The Cure. "Comme l’entraînement avec des poids, ramer est un exercice très efficace contre le lymphoedème, car le pagayage favorise le drainage lymphatique, explique Luc Baeyens. Certains médecins recommandent de freiner sur le sport en cas de lymphoedème, mais, moins on en fait, plus on risque que le liquide s’accumule et que le bras gonfle.”

Des pourcentages encourageants

  • Sur l’efficacité du sport dans la prévention du cancer du sein, les statistiques varient de 10% à 50%. Plusieurs facteurs entrent en effet en ligne de compte, notamment le sport pratiqué et l’intensité des entraînements. En moyenne, l’activité physique devrait réduire le risque de cancer du sein de 30%.
  • Cinq études internationales sérieuses le confirment : une activité sportive régulière et intensive diminue le risque de récidive de 40 à 70%.

Source : Manon Kluten, avec nos remerciements au Prof. Luc Baeyens, gynécologue, médecin du sport et coordinateur de la Clinique du sein du CHU Brugmann.

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