Adult Affection Baby 259363

Une grossesse, c'est encore possible?

Soin psychosociaux

Vous êtes enceinte et apprenez que vous avez le cancer du sein. Ou vous craignez que la thérapie anti-cancer affecte votre fertilité. A ces deux situations, il existe heureusement des solutions prometteuses.

Vous êtes enceinte et apprenez que vous avez le cancer du sein. Ou vous craignez que la thérapie anti-cancer affecte votre fertilité. A ces deux situations, il existe heureusement des solutions prometteuses.

1. Je suis enceinte... et on me diagnostique un cancer du sein

Dois-je subir une interruption de grossesse?
> Normalement non, inutile d'ajouter la douleur d'un avortement à celle du cancer. L'interruption de grossesse n'aura pas un effet bénéfique sur l'évolution de votre maladie et votre bébé peut - avec d'éventuels ajustements nécessaires dans le traitement - grandir en toute sécurité.
> Exceptionnellement oui. L'interruption de grossesse est inévitable si le cancer s'est propagé. Heureusement, c'est très rare que les tumeurs s'installent dans le placenta et jamais un bébé n'a souffert du cancer du sein présenté par sa maman.

Quels traitements?
A l'hôpital universitaire de Leuven (UZ Leuven), il existe, depuis 2004, un programme de soins destiné aux femmes enceintes atteintes de cancer. Chez les femmes enceintes atteintes d'un cancer du sein, la tumeur est enlevée chirurgicalement (le cas échéant, la totalité dus sein est ôtée) ainsi que les ganglions axillaires touchés. Ensuite, les possibilités diffèrent en fonction de la situation.
> Si c'est une petite tumeur, le sein peut être épargné et la radiothérapie est prévue pendant le premier et le deuxième trimestre de grossesse, à condition que l'abdomen de la future maman soit protégé des radiations par un tablier de plomb.
> Toutes les formes de chimiothérapie peuvent êtres administrées (à partir de la quatorzième semaine de grossesse). La recherche a montré que le placenta est capable de filtrer les médicaments de chimiothérapie et que ce traitement est sans danger pour l'enfant à naître. En revanche, une chimio prévue au cours des trois premiers mois de grossesse augmente le risque de fausse couche spontanée. Voilà pourquoi cette solution est évitée.
> L'hormonothérapie n'est jamais prescrite en cours de grossesse.

Un quart des femmes enceintes atteintes de cancer du sein sont âgées de moins de 35 ans.

2. J'ai un cancer du sein mais je souhaite des enfants plus tard

Il y a une légère augmentation de cancer du sein chez les jeunes femmes et ce, à l'âge auquel elles souhaitent encore des enfants. C'est donc logique que cette situation soit plus souvent évoquée dans le cabinet des oncologues. Si vous êtes dans le cas, évoquez dès que possible votre souhait de future grossesse car cela détermine les thérapies à programmer.

Vais-je me retrouver ménopausée?
Certaines chimiothérapies ou hormonothérapies provoquent une ménopause précoce. Vos menstruations s'interrompent et vous ne pouvez plus être enceinte. Heureusement, il existe des techniques vous permettant de devenir maman malgré cette situation.

Quelles sont les techniques pour devenir maman?
> La congélation de votre tissu ovarien: au début de la maladie, du tissu ovarien (un morceau d'ovaire) et prélevé et congelé, en vue, plus tard, de le réimplanter afin de stimuler le système reproducteur. Les médecins belges sont les premiers à expérimenter cette technique, laquelle n'est encore qu'au stade d'essai et ne garantit pas d'office une grossesse. Pourtant, cela vaut la peine d'essayer. Un tiers de chaque ovaire est laissé intact, dans l'espoir que le corps retrouve spontanément sa fertilité. Quelques bémols: pour en bénéficier, vous ne devez pas être âgée de plus de 35 ans, être en bonne santé (mis à part le cancer) et bénéficier d'un pronostic favorable. Cette procédure n'est pas remboursée par les mutualités, contrairement aux soins, aux examens et au séjour à l'hôpital.

80% des jeunes femmes de moins de 30 ans qui subissent une chimiothérapie retrouvent leur fertilité. A 40 ans, ce chiffre chute à 20%.

Vous pouvez allaiter sans problème avec votre sein non-touché.
> La stimulation de votre fertilité naturelle.
Plus vous êtes jeune, plus vos ovaires ont de fortes chances de survivre à la chimiothérapie et plus vous pourrez retrouver une fécondité normale. Pour stimuler les ovaires, le médecin peut prescrire des hormones pendant la chimiothérapie. Sachez également que les ovaires sont peu touchés par les médicaments de chimio. Si votre cycle reprend après un traitement, vous pourrez généralement être enceinte de façon naturelle. Les médecins recommandent au moins un an d'attente. Néanmoins, chaque situation est à considérer individuellement. La grande majorité des bébés nés de femmes ayant été traitées pour un cancer, est en bonne santé et ce, partout dans le monde. La grossesse ne semble pas avoir d'influence sur le risque de rechute.

Comment réagir si:
- la chimiothérapie réduit la fertilité et vous vous retrouvez également en ménopause précoce? Dans ce cas, la seule solution reste le don d'ovules.
- vous souffrez d'un cancer entre 37 et 42 ans et devenez trop âgée pour une grossesse? Dans les cas de pronostics favorables, le traitement peut parfois être interrompu pendant 18 mois, le temps d'avoir un enfant. Vous bénéficiez évidemment d'une surveillance accrue durant cette période.

Le spécialiste:
"Les femmes enceintes connaissent de nombreuses modifications ou anomalies aux seins. C'est pourquoi il existe un risque de diagnostic tardif ou d'un manque de prise en considération d'une alerte. N'hésitez pas à signaler toute modification à votre médecin, même s'il s'agit, dans 80% des cas, de kystes bénins."
"Si vous recevez une thérapie antihormones, vos règles sont interrompues mais vos ovaires restent actifs. Ces médicaments peuvent provoquer des malformations durant la grossesse. Voilà pourquoi une contraception est également prévue durant les cinq ans de thérapie."

Faire un don

Les donations de particuliers vont vers le fonds Pink Ribbon. L’argent de ce fonds est géré par la Fondation Roi Baudoin.

Donner

Partagez votre histoire

Voulez-vous partager votre histoire sur notre site web Pink Ribbon ? C’est possible !

Écrivez avec nous

Devenez partenaire

Désirez-vous, en tant qu’entreprise, soutenir Pink-Ribbon? C’est possible!

Devenez partenaire