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Conseils pour aider votre collègue

Quand le diagnostic du cancer du sein tombe pour votre collègue, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Dans un moment comme celui-là, difficile de trouver les mots pour exprimer votre ressenti. Vous avez bien conscience que votre collègue va traverser une période extrêmement pénible et vous avez envie d’être à ses côtés. Voici quelques conseils à appliquer pour la soutenir au mieux après le diagnostic et pendant le traitement.

Vous ne trouvez pas les mots ? Dites-le !

Envoyez un SMS : « Je ne sais pas trop quoi dire, mais sache que je pense à toi. »

  • Quand votre collègue annonce qu’elle a le cancer, c’est un coup dur. Vous vous sentez impuissant(e) et vous ne savez pas comment réagir. Jouez cartes sur table : dites que vous ne savez pas trop quoi dire, mais que vous soutenez votre collègue et que vous lui souhaitez le meilleur.
  • Vous pensez que vous aurez du mal à vous exprimer par téléphone ou face à face ? Envoyez une jolie carte, un e-mail ou un SMS pour le lui dire. Votre collègue comprendra et appréciera.

Écoutez.

« Ma porte te sera toujours ouverte. »

  • Passé le choc initial, il importe que votre collègue puisse trouver en vous une oreille attentive pour exprimer son ressenti en cas de besoin.
  • Ne lui conseillez pas d’être forte ou de ne pas pleurer et ne changez pas de sujet quand la conversation touche une corde sensible. Si vous répondez, laissez simplement parler votre cœur.

L’importance des contacts.

Envoyez une petite carte avec ces quelques mots : « Nous sommes avec toi dans ton combat ! »

  • Conseillez à votre collègue de ne pas perdre totalement le contact avec son lieu de travail pendant son congé maladie. Des contacts réguliers avec ses collègues pourront faciliter son retour au travail par la suite. Si votre collègue a du mal à garder le contact ou est trop fatiguée pour le faire, prenez les choses en main. Veillez à ce que votre collègue ait un contact régulier avec une personne fixe.
  • Envoyez-lui régulièrement une carte, un e-mail ou un SMS. Ne soyez pas déçu(e) ou inquiet(ète) si vous n’obtenez aucune réaction. Votre collègue n’a peut-être pas suffisamment d’énergie pour vous répondre, mais elle appréciera à coup sûr votre marque d’affection.
  • Vous pouvez aussi garder contact avec le partenaire et/ou la famille de votre collègue. Un bon moyen de suivre l’évolution de la situation !

Une petite attention fait le plus grand bien.

« Une petite attention pour une femme forte, une femme exceptionnelle. »

  • Si vous souhaitez montrer à votre collègue que vous la soutenez, rien de tel qu’une petite attention. Des idées ? Un livre, un joli bouquet, une corbeille de fruits, un soin visage, un bon pour un week-end en amoureux...

Une visite ?

« Puis-je passer te voir ou as-tu besoin d’encore un peu de temps pour toi ? »

  • L’univers de votre collègue est provisoirement limité. Veillez donc à ce qu’elle ne se replie pas sur elle-même, mais assurez-vous aussi qu’elle ne se force pas à recevoir des visites ou à accepter trop de rendez-vous.
  • Proposez à votre collègue de passer la voir. Ne vous choquez pas si elle vous dit que ce n’est pas (encore) le moment.
  • Si elle accepte de vous recevoir, montrez-lui que vous prenez du temps pour elle. Ôtez votre veste, asseyez-vous et ayez une conversation agréable. Dites-lui que vous parlerez des sujets de son choix et n’ayez pas peur des blancs.
  • Ne vous éternisez pas, histoire de ne pas la fatiguer.

Faites preuve de bienveillance, pas de pitié.

« Comment te sens-tu aujourd’hui ? »

  • Inutile de vous montrer triste, en dépit de la gravité de la situation. Le but n’est pas que votre collègue vous réconforte. Elle a besoin de cette énergie pour guérir.
  • Évitez aussi les excès de gaieté́ pour briser la glace. Dites, par contre, que vous admirez son courage.
  • « Comment vas-tu ? » et « Comment te sens-tu aujourd’hui ? » sont deux questions qui font plaisir. Elles laissent, en outre, à votre collègue le choix d’entrer ou non dans les détails.
  • Évitez les questions fermées qui n’appellent qu’un « oui » ou un « non ». Vous donneriez l’impression de ne pas avoir envie d’entendre une réponse détaillée.
  • Ne donnez pas de bons conseils. Ne dites jamais que la situation aurait pu être pire. Les histoires d’horreur ne font du bien à personne.
  • Contentez-vous d’écouter et de raconter des anecdotes positives sur vous ou sur le travail. Surtout si votre collègue vous le demande. Son univers est provisoirement limité : parler des choses du quotidien peut lui apporter une bouffée d’oxygène.

Le mot d’ordre ? Parler !

« Je suis là si tu as besoin de parler. »

  • Votre collègue traverse une période pénible. Parler peut faire du bien. Dialoguez, communiquez avec respect et laissez-vous l’occasion, à votre collègue et à vous, d’exprimer votre ressenti et vos envies.
  • Vous avez du mal à parler ? Écrivez une lettre, un message ou un e-mail à votre collègue. Tous les moyens sont bons pour engager et alimenter la discussion.

Une marque d’affection fait des miracles.

« Je te fais un énorme bisou et je pense à toi ! »

  • En ce moment, votre collègue est particulièrement vulnérable en termes d’apparence physique et de confiance en elle. D’où l’importance de lui montrer que vous l’appréciez toujours. Que les changements qu’elle subit sont seulement temporaires.
  • Un câlin de temps en temps vous fera du bien, à vous et à votre collègue. Une main serrée, une petite tape sur l’épaule : vous n’imaginez pas le pouvoir de ce simple geste.

Proposez votre aide.

« Puis-je faire quelque chose pour toi ? »

  • Demandez à votre collègue en quoi vous pourriez être utile. Faire les courses, préparer des repas, sortir le chien. Ne vous sentez pas obligé(e) : ne le faites que si vous en avez envie, pas par pitié́. Et ne faites pas de promesses que vous ne pourrez pas tenir.
  • Proposez éventuellement aussi à votre collègue de faire appel à une aide extérieure : via la mutualité ou les titres-services. Ces personnes sont spécialement formées pour donner un coup de main dans ce genre de situation.

Quand reprendre le travail ?

« Es-tu vraiment prête à reprendre le travail » ?

  • Le retour au travail est un moment important pour votre collègue. Cela signifie qu’elle a retrouvé la santé et qu’elle peut reprendre une vie « normale ». Ne mettez pas votre collègue sous pression en lui demandant constamment quand elle reviendra, même si cela part d’une bonne intention.
  • Incitez votre collègue à aborder à temps son retour au travail avec son employeur ou le service du personnel.
  • Protégez-la d’elle-même si elle se montre trop téméraire. Votre collègue ne pourra reprendre le travail que lorsqu’elle sera totalement prête – physiquement, mentalement et émotionnellement.
Votre collègue reprend le travail

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