Aline

Témoignage Aline Declerck (24 ans) : « Ce n’est pas la fin du monde. J’ai cette chose en moi, mais je ne suis pas cette chose »

Prévention Dépistage Soin psychosociaux

Aline Declerck (24 ans) est une assistante en marketing. Elle est aux portes de la vie d’adulte et vient de trouver son premier emploi. Elle est porteuse du gène BRCA1. Concrètement : chez elle, le risque de cancer du sein est de 90 % et celui de cancer du col de l’utérus est de 60 %.

« Ma tante a succombé à un cancer du sein à l’âge de 49 ans. Les examens ont également révélé la présence du gène BRCA1 chez ma mère. Ma sœur et moi savions qu’il y avait une chance sur deux pour que nous soyons aussi porteuses. J’ai été soulagée que ma sœur ne l’ait pas. Et j’ai tout de suite su ce que le médecin allait dire quand il a tourné les yeux vers moi. J’avais 21 ans. Je n’entendais plus ce qu’il me disait.

J’ai refusé l’aide psychologique. Je n’ai pas envie d’en parler ou d’y penser constamment. Mes seins et mon utérus sont examinés tous les six mois. Un moment toujours très éprouvant. Personne n’ose se regarder dans la salle d’attente. Certaines personnes me lancent des regards attristés : "Elle est si jeune…" »

Aline pense à l’avenir. « Le médecin m’a dit que je devais avoir des enfants avant l’âge de 30 ans. Mais je n’ai même pas encore de petit ami. Comment annoncer ce genre de nouvelle à un nouveau partenaire ? C’est déjà suffisamment difficile. »

Aline prend la vie du bon côté et tente de ne pas basculer dans le pessimisme.

« Je veux profiter de la vie. Des petites choses, de la tranquillité et du calme. Après tout, ce n’est pas la fin du monde. J’ai cette chose en moi, mais je ne suis pas cette chose. »

« Évidemment, j’ai peur. Je sais qu’on va devoir m’enlever l’utérus et les seins. Dès mon trentième anniversaire. Je serai alors ménopausée. Ma mère a elle-même subi ces opérations. J’ai vu à quel point elles étaient lourdes. Nous n’en parlons pas. Je sais qu’elle se sent coupable. Mais il n’y a pas de raison. » Parfois, il ne faut pas trop réfléchir, estime Aline. Et surtout ne pas faire de recherches sur Google.

Les mots « Just live » sont tatoués sur son bras. « Je sais ce qui m’attend. Ce ne sera pas une surprise. Il y a des choses qu’il faut simplement accepter. La tristesse ne fait pas avancer. À chacun son histoire et ses émotions. Je me dis parfois que je ne veux pas rendre les choses pires qu’elles sont. Mais ce n’est pas rien. »

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