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Connaissance avec Nathalie (52): "A 52 ans, il n’est finalement pas trop tard pour se réaliser, réaliser ses rêves."

Après le cancer du sein Amitié

Prenez le cerveau d'une nana un peu folle, idéaliste, énergique, un peu anarchiste, mettez-y un crabe et des rêves de voyage, mixez et il en sort, moi, Nathalie 52 ans, maman de 3 enfants et Nanou de deux petits, nomade en camping-car à travers le monde (ou du moins le plus loin possible). C'est très résumé, mais très juste !

20180907 Kennismaking Met Nathalie 52 Op 52 Jaar Is Het Niet Te Laat Om Dromen Te Realiseren Integendeel

C’est jeune que j'ai vécu l'aventure du crabe. En 2001, j'avais 35 ans, une chouette vie de famille, 3 enfants. Nous venions d'acheter une maison à rénover quand le verdict est tombé...Stade 4...chimio...mastectomie et reconstruction, hormonothérapie. Une rechute en 2003… une petite rechute, un tout petit nodule mais la peur de nouveau, peut-être plus que la première fois. La j'ai eu droit à la radiothérapie et l’hormonothérapie a été intensifiée.

Alors, après tout ça, mes rêves de voyage autour du monde en camping-car n’ont fait que grandir. Le nombre de maisons à roulettes que j'ai regardées passer pleine d'émotion !

Je me revois encore avec les enfants... Ca devait être en 2005. Un soir, nous étions autour de la table de la cuisine tous les 4. Nous imaginions... « Et si on gagnait au loto ! » Les idées fusaient...Mais, une en particulier : « On achèterait un camping-car pour faire le tour du monde ! » Et, ma plus jeune Clara (9 ans à l'époque) : « On pourra s'arrêter à Coo ?? » ...grands éclats de rire.

Les années ont passées, bien remplies...Mais, l'envie de voyager ne me lâchait pas.

Puis, un jour, peut-être suite à une discussion, je me suis dit : mais comment cela se passe-t-il ailleurs dans le monde pour les femmes qui ont un cancer du sein ?! L’accès aux soins, la prévention, les moyens mis à disposition, l’influence de la culture, des traditions, de l’environnement ? Certaines ont-elles recours/accès à des alternatives naturelles et/ou spirituelles pour les aider ? Certaines doivent-elles se contenter du peu de moyens ? Y-a-t’il un lien entre l’environnement, la nutrition souvent très différents d’un continent à l’autre et le nombre de cas ? Car il est évident que nous ne sommes pas toutes égales face à cette bataille...

Il y a mille questions et je suis très curieuse ! Comme une évidence, le rêve de voyage s’est collé à l’envie de rencontrer d’autres guerrières.

Partir à la rencontre, à travers le monde, de femmes, qui comme vous, comme moi, ont combattu ou combattent encore, le cancer du sein, mais aussi des associations et personnes qui les aident, les soutiennent.

Pourquoi pas en faire, un clip, une vidéo, une expo…on verra ! J’ai donné un nom à ce projet « Pink world’s tour »

L'an passé, avec mon compagnon, nous avons acheté un camping-car de 1991, et l'avons baptisé Billy. En novembre, nous avons pris la route. J'avoue qu'avant de partir, j'ai remis le projet entre parenthèses. Je pensais que c'était trop fou et que j'avais bien trop peu de moyens et nous avions pas mal de soucis à régler.

Puis, le voyage avançant, peut-être le fait de prendre du recul, de prendre confiance, un jour, j'ai repensé à mon projet et me suis dit « pourquoi pas ! ». Nous avons bien osé tout quitter finalement !

Et depuis, notre départ, beaucoup de signes sur la route m'y ont encouragée. Nous venions de passer la frontière espagnole et j'ai commencé à cogiter sur l'organisation. A Fuengirola, peu après Malaga,en nous promenant, nous sommes passés devant l'association espagnole contre le cancer. J'ai traduit l'explication de mon projet en espagnol et me suis présentée pour leur C’est très motivant pour moi de savoir que je vais pouvoir vous raconter ces rencontres, vous présenter d’autres femmes à travers le monde. Quel accueil, quelle chaleur ! J'ai vécu ici des moments extraordinaires en rencontrant le premier groupe de femmes pour mon projet. Il ne m'en fallait pas plus pour être rassurée et me rendre compte de l'utilité d'un tel projet et de ce que cela représente en bien pour les femmes.

Pink world’s tour en est à ses débuts et seule ça n’est pas évident. J’ai décidé d’en faire un projet plus simple, l’important étant de partager !

Alors, quand j’ai vu l’annonce de Pink Ribbon, je me suis dit que là j’allais pouvoir partager avec vous le vécu d’autres femmes dans le monde. Il est aussi difficile de se discipliner, de s’organiser en vivant.

C’est très motivant pour moi de savoir que je vais pouvoir vous raconter ces rencontres, vous présenter des combattantes et peut-être créer des échanges entre les femmes !

A 52 ans, il n’est finalement pas trop tard pour se réaliser, réaliser ses rêves, bien au contraire !

Alors, prêtes à voyager avec moi !

Nathalie P

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