20200923 Pink Ribbon Banner Lintje v2

Témoignage Pink Monday: Ann Staels

Diagnostic Traitement Après le cancer du sein Pink Monday

Ann Staels travaille comme onco-psychologue à la clinique du sein de l’UZ Leuven. Elle a intégré l’équipe d’infirmières, d’assistantes sociales et de psychologues qui soutiennent les femmes atteintes d’un cancer du sein, pendant et après leur traitement.

« Je pense important que les gens ne reprennent pas le travail à temps plein, mais progressivement. »

« On sous-estime souvent à quel point il est difficile de reprendre le cours de sa vie. Le traitement est terminé et l’entourage s’attend à ce que la vie reprenne comme avant. Mais les femmes ayant subi un traitement contre le cancer du sein ne se sentent pas immédiatement comme elles étaient auparavant. Elles ont été mises à l’écart et manquent souvent d’assurance pour se relancer. C’est d’autant plus vrai dans le cadre d’une hormonothérapie. Les effets secondaires peuvent les suivre des années durant. Il ne s’agit pas seulement d’ingérer une pilule. Une hormonothérapie a un impact sur la personne, physiquement et moralement. Combien de fois ai-je pu entendre : ‘Je ne me reconnais plus’ ou ‘Je ne sais plus qui je suis’ ? »

Jobcoaching

« Nous faisons régulièrement appel à Rentree, une formidable organisation qui nous aide dans le processus de reprise du travail. Ils offrent un coaching professionnel sur mesure et analysent avec la patiente les possibilités en cas de difficultés avec son employeur après un cancer, ou tout simplement si elle souhaite se réorienter. Je pense qu’il est important que les gens ne recommencent pas à travailler à temps plein, mais reprennent progressivement leurs activités. Et ça doit être leur choix. La pression de la société est énorme sur les malades de longue durée pour qu’ils retournent travailler, mais il faut que ce soit faisable. »

« J’ai vu des femmes qui souhaitaient reprendre immédiatement à temps plein et j’ai constaté qu’elles n’en étaient tout simplement pas capables. Bon nombre d’entre elles sont de jeunes femmes énergiques qui ont planifié leur existence. Puis survient le cancer du sein. Elles suivent leur traitement avec cette même énergie et le font en règle générale très bien. Une fois celui-ci terminé, elles veulent retrouver la vie active comme si rien n’avait changé. Elles sous-estiment le poids du traitement. Souvent, elles présentent des difficultés à se concentrer, se sentent émotionnellement plus vulnérables. La semaine dernière, une femme m’a dit : ‘J’étais excitée à l’idée de reprendre le travail, mais je ne peux pas. Je pleure tous les jours.’ »

Faire preuve de compréhension

« Cela dépend beaucoup de l’employeur, s’il comprend ou non que l’employée a besoin de temps pour réintégrer la fonction qui est la sienne. Malheureusement, certains employeurs pensent que vous allez reprendre le dessus dès le premier jour. Récemment, une dame est venue me voir. Elle n’avait pas été remplacée pendant son absence. A son arrivée, son bureau croulait sous les dossiers en retard. Assez logiquement, elle s’est effondrée quelque temps plus tard. Les collègues peuvent apporter leur aide. Ne dites pas à une collègue ayant subi un cancer du sein à quel point elle a l’air ‘bien’. Ce n’est généralement pas aussi évident. Vous pouvez à l’inverse vous inquiéter de savoir si cela va fonctionner et même, de temps à autre, faire preuve de compréhension. Cela fera déjà la différence. »

Ann Staels

Faites un don

Les dons privés sont transférés dans le Fonds Pink Ribbon. Les recettes de ce Fonds sont gérées par la Fondation Roi Baudoin. Bénéficiez d'une réduction d'impôt de 60% en 2020.

Votre don

Partagez votre témoignage

Voulez-vous partager votre témoignage sur notre site web Pink Ribbon ? C’est possible !

Votre témoignage

Devenez partenaire

Vous souhaitez soutenir Pink Ribbon en tant qu'entreprise ? C'est possible !

Devenez partenaire